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Accompagner le déménagement d’un proche atteint de syllogomanie

Nabil
Actualités
8 min
Vue d'un appartement surchargé lors du déménagement d'un proche atteint de syllogomanie.

Un proche qui conserve tout, sans exception. Des pièces qui disparaissent peu à peu sous les objets accumulés. Et, derrière chaque objet, une raison de le garder. Ce dysfonctionnement relève du trouble d’accumulation compulsive, ou syllogomanie, qui concernerait entre 2 et 6% de la population adulte.

Le déménagement d’un proche atteint de syllogomanie demande une approche différente. Ce qui paraît inutile à l’entourage peut avoir une valeur particulière pour la personne concernée. Comment préparer le départ sans aggraver son anxiété ? Le sujet mérite de sortir des conseils habituels sur le tri et l’organisation.

Ce qui caractérise la syllogomanie

Le cliché du logement encombré est trompeur. Le collectionnisme aigu n’est ni de la paresse, ni un simple manque de rangement. Depuis 2013, le DSM-5 la reconnaît comme un trouble psychique distinct, ainsi que l’OMS dans la CIM-11.

La confusion avec le syndrome de Diogène est fréquente. Ce dernier associe l’accumulation à une négligence marquée de l’hygiène et un isolement social. Ce n’est pas systématiquement le cas avec une personne syllogomane : l’encombrement peut être important dans un logement pourtant bien entretenu.

C’est pourquoi le déménagement d’un proche atteint de syllogomanie demande autant de tact. Le problème n’est pas de convaincre la personne de ranger. Se séparer d’un objet ne relève jamais de l’anodin. Cela est vécu comme une perte réelle, voire une forme de deuil symbolique. Avant de toucher aux affaires, il faut comprendre ce qu’elles représentent. C’est le point de départ d’une discussion plus apaisée.

Pourquoi le tri forcé peut aggraver la situation

Une fois le mécanisme d’attachement compris, il reste alors à savoir comment passer de la compréhension à l’action. Quand le déménagement approche, la tentation est forte de tout faire disparaître avant l’arrivée des déménageurs. On veut trier, remplir les sacs et avancer. C’est pourtant l’une des approches les plus risquées. Imposer un grand tri peut provoquer une forte réaction émotionnelle et un repli encore plus marqué.

Les recommandations cliniques privilégient plutôt une démarche progressive, impliquant la personne concernée dans les décisions. Un couloir à dégager. Une pièce à rendre accessible. Quelques objets à examiner avec la personne. Le rythme peut donc être plus lent qu’à l’habitude. La durée de l’intervention varie ensuite selon le volume à déménager, les accès et les services sélectionnés.

Des Bras En Plus conseille d’ailleurs d’anticiper au maximum le conditionnement lorsque le timing est serré. Selon la formule choisie, l’équipe peut également s’occuper de l’emballage, du démontage et du remontage du mobilier. Pour connaître les différentes étapes et prestations proposées, consultez notre déroulement du déménagement. Dans le déménagement d’un proche atteint de syllogomanie, cette séparation des rôles peut faire une vraie différence. Le proche décide pour ses affaires, les déménageurs s’occupent de la manutention.

 

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Être accompagné

L’entourage peut aider, sans se substituer aux professionnels

Dans cette approche progressive abordée précédemment, les proches ont un rôle réel à jouer, celui d’un soutien, pas d’un thérapeute.

Ce que l’entourage peut faireCe qui relève du professionnel de santé
Offrir une écoute bienveillante et suggérer sans forcerÉtablir un diagnostic médical ou psychologique
Faciliter la prise de contact avec un CMPPrescrire et conduire une thérapie adaptée
Accompagner aux consultations médicalesÉvaluer la salubrité et la sécurité du logement
Participer aux actions concrètes (jour du tri)Guider et structurer le processus de tri sans brusquer

Un déménagement peut justement révéler des difficultés qui étaient jusque-là restées discrètes. Certains signes doivent alerter. Un logement devenu difficilement praticable, des passages bloqués, des sorties qui se raréfient sont autant de raisons de demander conseil. Le médecin traitant sert de premier relais. Ce dernier peut orienter vers un professionnel ou une structure adaptée, dont le CMP.

Préparer le déménagement, étape par étape

Le départ est décidé, mais tout n’a pas besoin de l’être le même jour. La préparation gagne à être découpée en étapes courtes et clairement identifiées pour limiter le traumatisme.

  1. Impliquer la personne dans chaque décision. Le proche reste associé au choix des objets qui partent, restent ou doivent être donnés.
  2. Réduire la taille du chantier. Un tiroir peut suffire pour une première séance. Puis une étagère. Puis quelques cartons.
  3. Prévoir un calendrier plus souple qu’un déménagement classique. Entre le tri, l’emballage et la manutention, les journées s’accumulent vite. Un calendrier serré laisse peu de place aux hésitations et aux imprévus.
  4. Prévoir une solution pour les décisions en suspens. Pour les objets dont la décision n’a pas encore été prise, un stockage temporaire peut offrir un délai supplémentaire. Fixez toutefois une date pour refaire le point, afin que le stockage temporaire ne devienne pas une accumulation supplémentaire en soi.

Quand le départ est imposé : bail, insalubrité, expulsion

L’approche détaillée plus haut fonctionne lorsque le départ peut être préparé. Mais il arrive que le déménagement ne résulte pas d’un choix accompagné. Il faut dès lors composer avec les délais fixés par la situation : procédure engagée par un bailleur ou une autorité administrative (bail, insalubrité, expulsion).

Le cadre légal mérite d’être connu. Car pour la personne concernée comme pour son entourage, la priorité est double : respecter le calendrier juridique et préparer le déménagement d’un proche atteint de syllogomanie sans le brusquer.

Un logement ne devient pas juridiquement insalubre du seul fait de l’accumulation. L’insalubrité doit être constatée dans le cadre d’une procédure administrative. C’est en effet le préfet, sur avis de l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui le constate juridiquement.

Le maire peut également agir lorsque l’encombrement crée un danger pour les occupants ou le voisinage. Ceci relève de ses pouvoirs de police, prévus par l’article L.2212-2 du Code général des collectivités territoriales. Des passages obstrués, des risques d’incendie ou des installations dangereuses peuvent alors justifier une intervention.

Le propriétaire ne peut toutefois pas passer directement de l’encombrement à l’expulsion. Cette action reste soumise à une procédure judiciaire distincte. Elle implique des étapes et des délais qui varient selon la situation. Son exécution est en principe suspendue pendant la trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars, sauf exceptions prévues par la loi.

Autre point rassurant à connaître : même lorsque le départ est imposé, le locataire ne perd pas ses droits. Il peut demander de l’aide au CCAS ou aux services sociaux départementaux. Certaines associations proposent également un accompagnement. De plus, selon sa situation, des délais supplémentaires peuvent être demandés. En dehors du cadre juridique, notre checklist du déménagement aide à suivre les démarches pratiques.

Le jour du déménagement, chacun son rôle

Le plus délicat est parfois derrière vous. Il reste à gérer toute la partie matérielle du déménagement. C’est là qu’un service de déménagement, habituée à ce type de situation, prend le relais. Depuis sa création il y a 15 ans, Des Bras En Plus intervient dans des configurations de déménagement très variées, y compris les plus délicates. Son statut d’Entreprise à Mission adopté en janvier 2022 formalise cet engagement. L’objectif affiché est de rendre la mobilité plus responsable et accessible au plus grand nombre.

Concrètement, plusieurs éléments peuvent faciliter le déménagement dans ce contexte précis :

  • Choisir le niveau d’intervention nécessaire. Des formules à la carte permettent de choisir les tâches confiées aux déménageurs, de la manutention à l’emballage selon la prestation retenue.
  • Adapter la prestation au volume réel. Le cubage est ajustable au fur et à mesure du tri plutôt que figé à l’avance.
  • Laisser les décisions à la famille. Les déménageurs interviennent sur la partie matérielle. Les décisions concernant les objets restent entre les mains de la personne concernée et de son entourage.

Le personnel Des Bras En Plus intervient en complément de la famille et des professionnels de santé, jamais à leur place. Il respecte en outre le rythme défini en amont et explique chaque étape du chargement.

Cette préparation passe aussi par une estimation réaliste du volume à transporter. 

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Le stockage temporaire comme étape de transition

Dans le déménagement d’un proche atteint de syllogomanie, certains objets ne peuvent pas être rapidement écartés. D’autres ne trouvent pas leur place dans le nouveau logement. Un espace de garde-meuble sécurisé offre alors une solution intermédiaire, sans pression de délai.

Des Bras En Plus propose justement des solutions de stockage pour ce type de transition. De quelques semaines à plusieurs mois, la durée s’adapte au besoin réel, de quelques semaines à plusieurs mois. Cette option permet de prendre les décisions sereinement plutôt que dans l’urgence. Elle doit toutefois rester temporaire, avec une échéance pour reprendre les objets encore en attente.

Deux formules s’offrent à vous, selon la durée et le volume :

Formule de stockageAccessibilité au boxUtilisation recommandée
Garde-meuble classiqueUniquement sur RDVStockage longue durée, box géré par le prestataire
Self-stockageEn accès libre et autonomeStockage court terme, vous gardez la main

Le choix entre les deux formules n’est pas anodin dans ce contexte précis : un accès libre en self-stockage permet à la personne de revenir consulter ses affaires quand elle en ressent le besoin, ce qui peut rassurer face à l’angoisse de la séparation définitive. Un garde-meuble classique, à l’inverse, instaure une distance physique qui aide parfois à avancer, le rendez-vous obligatoire limitant les allers-retours compulsifs.

Dans les deux cas, la durée s’adapte au besoin réel, de quelques semaines à plusieurs mois, le temps que la décision se prenne sereinement plutôt que dans l’urgence. Ça évite la double contrainte d’un tri définitif au moment même du déménagement, déjà chargé émotionnellement.

Les tarifs et les modalités sont détaillés sur la page dédiée garde-meuble Des Bras en Plus.

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